On trouve de tout sur le web! 

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Le cœur de sujet de ce blog, à savoir l’usage d’Internet et du Web 2.0 dans le cadre des présidentielles 2007, semble être de plus en plus au centre des débats actuels. Nombre d’analyses sur le sujet fleurissent sur le web bien sûr mais font aussi l’objet d’émissions ou de débats à la télévision, dans la presse, etc (Certes, les présidentielles sont au cœur de l’actualité depuis plusieurs mois déjà (personnellement, je suis au bord de l’overdose : trop de sondages tuent le sondage, pitié !…petit coup de gueule incontrôlé, oups) mais depuis peu l’usage d’Internet dans la campagne semble prendre part au débat.

En effet, Internet offre désormais des moyens inédits aux partis et aux militants pour la campagne présidentielle en cours : ils en font d’ailleurs un usage intensif, ce qui constitue une première en France. En surfant sur Internet, dans les rubriques politiques de blogs et de sites de militants, on trouve effectivement de tout : des sites au ton satirique en passant par les sites plus sérieux nous livrant des études pour le moins exhaustives sur l’appropriation des nouveaux médias par nos candidats..

Quelle variété ! Si l’on joue vraiment le jeu, il est possible de passer des heures à se diriger de blog en blog, de site en site, visionner un podcast par ici, suivre un lien plus après : bref, être à la pointe sur la blogosphère est une activité pour le moins chronophage [qui prend du temps ;-) ] C’est donc en voulant découvrir l’univers des bloggeurs (et en y passant du temps !) que j’ai « déniché » le blog Petites phrases .com qui m’a, entre autres, beaucoup amusé. Ses auteurs se sont fixés comme objectif de recenser toutes les phrases étonnantes, marquantes, drôles ou moins drôles de nos politiques. Un régal ! Un petit florilège de celles-ci pour se faire plaisir : le 7 mars, au Zénith de Dijon et devant 7.000 personnes, Ségolène Royal a déclaré “Je ne vous demande pas de voter pour moi, parce que je suis une femme mais… je suis une femme.” (nous voilà rassurés) ; le 11 mars, Nicolas Sarkozy répond à Arlette Chabot “J’ai un coeur, il bat à gauche” (on y croit !) ; enfin, il semble que Marine Le Pen se soit (légèrement !) moqué du challenger Bayrou “Mais, Bayrou rebelle cela me fait penser à ce sketch des Inconnus “Neuilly, Auteuil, Passy” : “as-tu vu, mon pote, mon envie de révolte ? j’ai envie de crier zut, flûte, crotte…”

 

En bref, Internet est riche d’initiatives de toutes sortes et les présidentielles offrent un vivier inépuisable d’idées pour nos bloggeurs les plus actifs (et originaux !).

 

 

 

 

Etonnant !

mars 13, 2007

 L’Eglise catholique a ouvert son propre blog sur les choix et les enjeux de la présidentielle… Véridique ! Ses auteurs s’expliquent et se justifient en arguant que « L’Eglise n’a pas à rougir de ses positionnements ».

Ce blog s’est ouvert sur le site du diocèse de Gap à visiter au www.diocesedegap.com. Le Vatican et les hautes autorités ecclésiastiques ont-ils donné leur aval ? Où s’agit-il d’une initiative personnelle controversée au sein de l’Eglise? Il est vrai que la multiplication des blogs et des moyens d’expression on-line est telle que nous devons à présent distinguer les blogs dits « officiels » de leurs détracteurs.

Que trouve t’on effectivement sur ce blog? Des articles sur la politique économique, le lien entre l’Etat et les entreprises, des réflexions sur l’Etat providence, etc. Ce sont en tout, à ce jour, 37 articles mis en ligne sur des thèmes assez variés allant du logement à l’utilisation des médias dans la campagne. Notons que la réflexion religieuse imprègne fortement les articles.

En bref, encore et toujours un vaste sujet de polémique : où est la frontière entre religion et politique ? et Internet qui s’en mêle ?! Toujours est-il qu’on ne pourra pas reprocher à l’Eglise française de ne pas être à la pointe de la technologie… ;-)

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Aujourd’hui est un jour important dans cette course à l’Elysée 2007 : Jacques Chirac vient d’annoncer ce soir qu’il ne se portait pas candidat dans un discours officiel. Il ne sera donc pas obligé de rivaliser sur la toile avec les autres « prétendants », et de déployer ainsi des efforts d’ingéniosité pour être présent et reconnu sur ce qu’on appelle désormais le 5ème média …

 Second Life ? Nous ne connaissons pas tous forcément ce jeu virtuel, un petit rappel est donc nécessaire : crée en 2003 par la firme américaine Linden Lab, Second Life est originellement un jeu en réseau. Il s’agit en fait d’un territoire numérique, bien sûr en 3D, nouvelles technologies obligent, où chacun peut se créer une existence nouvelle, une « seconde vie ». La visite de cette communauté vivante est gratuite, cependant pour en devenir membre et pouvoir y exister, un abonnement de 9,95 dollars par mois est nécessaire. Précision importante, Second life est une communauté internationale… Sur ses 3,8 millions d’ « habitants », la majorité serait des européens à 54% (contre 31,2% d’américains).

Comment cela fonctionne ? Chaque nouveau membre se choisit un avatar, créature de pixels, dans laquelle il se réincarne. Dès lors, les membres actifs, moyennant finances, peuvent investir et acheter un terrain, une maison, se créer un business virtuel. Il existe même une monnaie locale : le linden. Bref, Second Life est devenu une communauté vivante, qui n’a de cesse de se développer, en créant notamment du contenu, et les politiques ont naturellement fini par s’y intéresser.

A l’image de l’explosion des blogs de laquelle Nicolas Sarkozy a profité en permettant au fameux bloggueur français Loïc Le Meur de le rencontrer pour démontrer son ouverture d’esprit aux internautes, les politiques français se sont saisi de Second Life pour montrer qu’ils sont toujours dans le coup.

Le Front National a été le premier parti à investir le jeu le 23 novembre 2006, ensuite le PS a suivi dès le 13 janvier 2007 et l’UMP vient de s’offrir une île sur le jeu dès son arrivée le 21 février dernier. Notons d’ailleurs que c’est Loïc Le Meur qui s’est chargé de la création de l’île Sarkozy avec l’aval évident de la direction de campagne du candidat.

De fait, même si le jeu ne compte actuellement que sur la participation de 20 000 français, chiffre dérisoire, nos partis politiques ont tout de même fait le choix d’investir dans un lopin de terre virtuel : pourquoi ? Seule une minuscule niche n’électeurs est concernée par le jeu, nous pouvons alors penser que c’est pour se donner une image de modernité. Un coup de pub ? Si Second Life est à la mode, alors les politiques doivent l’être aussi… Fini le temps où l’homme politique ne connaissait pas le prix d’un ticket de métro ou d’une baguette et se laissait piéger lors d’émissions : le politique doit désormais être au plus près de son électorat et faire en sorte de se rendre accessible, s’humaniser.

L’initiative de nos politiques sur Second Life est intéressante mais il est néanmoins important de veiller à ne pas dévaloriser le discours politique. Certes, il est louable que nos candidats aient saisi toute l’importance prise par Internet et notamment les blogs dans la campagne électorale mais gare aux dérives… Le sociologue Jean-Louis Missika, dans un article paru dans le Monde, met en garde sur celles-ci :« Le Web est un outil grâce auquel on peut obtenir aujourd’hui un effet d’échos dans les médias traditionnels. Il ne faudrait pas que ces coups médiatiques prennent le pas sur le vrai débat démocratique. » A méditer !

 

Le tout en images…. #380 Second Life SteveNelson