E-préambule
mars 8, 2007
J- 45 avant le 1er tour des élections présidentielles… A ce jour, nous comptons tout juste 10 candidats déclarés que sont Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Dominique Voynet, José Bové, Arlette Laguiller, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot, Philippe de Villiers ou encore Jean-Marie Le Pen. Des « petits » candidats ont aussi fait leur apparition dans la paysage politique français, ils ont des solutions alternatives plus ou moins réalistes ou extrêmes.
En vérité, nous serons réellement fixé sur notre sort d’acteur à part entière de la démocratie en qualité d’électeur le 16 mars : jour du verdict… Qui aura ses 500 signatures, accédera au statut de présidentiable et se verra par la même occasion défrayé d’une partie de ses frais de campagne ?
Ou plutôt, qui ne les aura pas ? Jean-Marie Le Pen, actuellement à la recherche (désespérée !) de ses signatures manquantes se verra t’il le cas échéant obligé de vendre son QG de parti comme il l’a déclaré ce lundi ? Sera t’il dans les semaines à venir obligé de crier au scandale de la démocratie s’il n’est pas représenté ? Nous le saurons ces prochains jours…
Toujours est-il que ce candidat, à l’instar de ses concurrents, a usé, utilisé, exploité, encore et encore, la toile pour sa campagne. Le but ? Etre présent partout, tout le temps, et ne pas «manquer » un rendez-vous possible avec l’internaute.
Véritable phénomène de société, l’avènement d’Internet ces dernières années a complètement bousculé les usages de nombreux citoyens du monde, tant dans leur sphère professionnelle que privée. La vitesse fulgurante avec laquelle les nouvelles technologies évoluent en permanence est telle que parfois, même avec mon jeune âge, censé me conférer une capacité d’adaptation rapide, je n’arrive plus à suivre… L
Aujourd’hui, le web 2.0 offre des possibilités d’interactivité énormes ; les blogs en sont l’illustration parfaite. Le phénomène blog connaît effectivement son succès grâce à une grande facilité de publication, une grande liberté éditoriale et une grande capacité d’interaction en temps réel avec le lectorat. Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, et que la définition même du blog reste très incomplète à ce jour, la majorité des blogs s’utilise à des fins d’autoreprésentation. La plupart des blogs sont donc personnels voire privés, en opposition aux blogs professionnels comme les blogs officiels de certaines entreprises ou les blogs de journalistes.
Au delà des blogs, le web 2.0 a permis le succès de sites comme youtube, dailymotion, myspace dont le partage et la communication sont les moteurs.
La politique ne pouvait rester en marge de ce phénomène sans essayer d’en tirer profit (dans la communication, tous les moyens sont bons ! Et en politique, mauvaise langue que je suis, tous les coups sont permis !) Trêve de rimes futiles, dans le cadre de la campagne 2007, une (sur)-abondance de pratiques d’e-politique se sont développées on-line jusqu ‘à une représentation des candidats dans le jeu virtuel ‘Second-life’ qui est à mon sens une dérive… Pourquoi ? dans le sens où je pense que cela décrédibilise le candidat et son programme. Suis-je vieux-jeu ? Ouverture du débat, j’attend vos réactions !
Plus sérieusement, je reste persuadée que si le web 2.0 rend certes la politique moins rébarbative et conventionnelle, et offre un panel de possibilités énorme, nous ne pourrons éviter certaines dérives que la souplesse de l’outil rend incontournables.